Jacob Balgley
──────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────
top
Contents
• Œuvre
• Gravure
• Dessin
• Peinture
• Ouvrages
──────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────
Biographie
Jeunesse en Russie
Adolescent, Jacob Balgley quitte sa ville natale de Brest-Litovsk, où son père rabbin officie, pour rejoindre Saint-Pétersebourg et débuter des études de médecinecite-ref-0-1-0[1].
Arrivée à Paris - L'École de Paris
En 1911, Balgley s'installe à Paris, dans le quartier de Montparnasse au 9 impasse de l'Enfant-Jésus, dans l'intention de poursuivre ses études d'architecturecite-ref-0-1-2[1].
Epris de la France, Balgley est engagé volontaire dans l'armée française dès 1914. En 1939, l'historien de l'art français Claude Roger-Marx écrit dans le catalogue d'exposition posthume consacré à Blagley:
"Quand on demandait à Balgley de quel pays il était originaire, "De Paris" disait-il en souriant de son étrange sourire d'ange déchu. Il entendait par là que la France était le lieu de sa naissance spirituelle."
Il est cependant réformé pour troubles cardiaques, des troubles qui s'avèrent lui être fatals en 1934cite-ref-0-1-3[1].
En 1915, il s'inscrit aux cours de philosophie et d'Histoire à l'École pratique des hautes-études puis en 1920 à l'École des arts décoratifs où il rencontre sa future femme, Alice Kerferscite-ref-0-1-4[1].
En 1920 et 21, le couple formé par Balgley et Kerfers parcourent la Côte d'Azur, l'Italie et enfin la Palestinecite-ref-0-1-5[1].
En 1924, Jacob Balgley est naturalisé français. Le Musée du Luxembourg se porte acquéreur d'un ensemble de cinq de ses œuvres. C'est aussi sa première exposition personnelle chez le marchand Barbazanges. En effet, Jacob Balgley se refuse à exposer et préfère la quiétude de son atelier et de son travail solitaire de la gravure.
Claude Roger-Marx écrit ainsi à propos de Balgley dans le catalogue d'exposition posthume Blagley :
"[...] Balgley ne figurait dans aucun salon. Pour le connaître, il fallait franchir l'impasse de l'Enfant-Jésus. Le sol est jonché de tubes de couleurs, de dessins, d'estampes. Un réchaud à l'alcool porte un maigre repas. Le lit disparaît comme honteux, sous des livres qui constituent la nourriture la plus substantielle de Balgley: Platon, la bible, Spinoza. [...] Qu'importe la vie matérielle! il refuse tout ce qui lui paraît concession: créer un contact avec le public. Il s'estime au-dessus de la gloire. Il vit hors la vie, il en meurt."cite-ref-0-1-6[1]
Le critique d'art français Louis Vauxcelles écrit également dans une lettre à Balgley :
"Mon bien Cher. Tu es complètement idiot. Je persiste à trouver tes eaux-fortes et tes pointes-sèches les plus belles qu'on fasse aujourd'hui. Donc en faisant tous mes efforts pour arriver au succès, je n'agis pas contre ma conscience de critique mais dans le sens même de ma conscience et de ma conviction. Aie confiance en ton meilleur ami. Vauxcelles."cite-ref-0-1-7[1]
Jacob Balgley meurt à l'âge de 43 ans d'une crise cardiaque. Une exposition posthume est organisée dans son ateliercite-ref-0-1-8[1].
Œuvre
Gravure
Il réalise plusieurs eaux-fortes et pointes sèches, la plupart du temps de thème relatif à la Terre sainte et au judaïsmecite-ref-encheres-2-0[2].
• Livre de conte édité par François Bernouard, dix-huit bois gravés, 1918cite-ref-0-1-9[1].
Dessin
Peinture
• Le violoniste, huile sur toile (46x32cm)cite-ref-encheres-2-2[2]
• Jeune violoniste, 1928, huile sur toile (65,5 × 46 cm)cite-ref-encheres-2-3[2]
• Autoportrait, 1924, huile sur toile, collection privéecite-ref-0-1-10[1]
• La jeune fille de Jérusalem, 1924, huile sur toile (93x73cm), collection privéecite-ref-0-1-11[1]
Collections publiques
Ouvrages
• Nieszawer & Princ, Histoires des artistes Juifs de l'École de Paris, 1905-1939, (Denoël, 2000 - Somogy, 2015) Les étoiles éditions, 2020, p.65-66.
Galerie d'images
Notes et références
cite-note-0-11. princ2015nieszawer-princ2015Nieszawer & Princ, Artistes juifs de l'Ecole de Paris, 1905-1939, Somogny Editions d'art, mars 2015, 56-57 p.
cite-note-encheres-22. Catalogue de mise aux enchères
Liens externes
• Ressources relatives aux beaux-arts : Artists of the World Online Bénézit Delarge MutualArt RKDartists Union List of Artist Names
• Notices d'autorité : VIAF ISNI BnF (données) IdRef LCCN
• Notice de l'artiste sur le site de Nadine Nieszawer consacré à l'École de Paris
• Portail de la culture russe
• Portail de la peinture
• Portail de la gravure et de l'estampe